Boues de balayage et résidus de voirie : déshydrater la fraction humide
Résidus de voirie : un terme qui couvre des matières très différentes
Ce que ramasse une balayeuse n’a rien d’homogène. Cela dépend de la saison, du temps, du type de voie et du mode de nettoyage. En automne les feuilles dominent, en hiver les gravillons et les résidus de sel, après la pluie le sable et la boue, et toute l’année s’y ajoutent mégots, morceaux d’emballage, abrasion de pneus et de freins.
Pour la déshydratation, la question est de savoir quelle part de tout cela contient réellement de l’eau. Un résidu sec issu d’un balayage aspirant n’a rien à faire dans un sac filtrant. La déshydratation devient pertinente sur les matières issues du nettoyage humide, du curage des avaloirs et grilles de voirie En savoir plus et des eaux de lavage des balayeuses elles-mêmes. Là, le solide se trouve dans l’eau, et là le volume comme la masse peuvent être réduits sensiblement. La filtration des résidus de balayeuse au sens strict ne concerne donc que cette fraction humide.
Déshydratation des boues de voirie : le levier économique
Les boues de balayage s’éliminent au poids. L’eau pèse un kilogramme par litre et n’apporte rien à la matière sèche. Qui abaisse la part d’eau avant l’enlèvement abaisse la masse transportée et facturée.
L’ampleur du gain dépend de la teneur en eau de départ et varie fortement selon les circuits et les saisons. La base solide vient d’une mesure simple : peser un lot typique avant et après déshydratation. Ce seul chiffre porte ensuite tout le calcul.
Ce qui est techniquement différent sur une boue de balayage
Une boue de balayage a trois particularités qui comptent au dimensionnement.
Elle est lourde. Sable, gravillons et abrasion minérale ont des densités élevées. Un sac qui paraît à moitié plein en volume peut déjà avoir atteint la limite de charge. Sur ce matériau, c’est presque toujours la classe de charge qui limite, pas le volume. Comptez avec 900 kilogrammes et surveillez la hauteur de remplissage. La façon d’estimer la masse figure dans le guide des tailles En savoir plus.
Elle contient des éléments grossiers. Feuilles, branches, restes d’emballage, pièces métalliques. Les éléments grossiers ne bouchent pas une surface filtrante, mais ils peuvent l’endommager. Une grille ou un dégrilleur devant le sac est une mesure modeste au grand effet.
Elle varie fortement. Le même circuit livre en novembre autre chose qu’en mars. Un dimensionnement qui convient en été peut être juste en automne. Qui déshydrate régulièrement devrait revoir le choix de taille selon la saison.
Tailles et classes de charge pour les boues de balayage
Pour ce matériau, ce sont les sacs volumétriques en géotextile de 200 g/m² qui constituent la famille adaptée. En raison de la densité, la classe la plus élevée est recommandée sur toutes les tailles qui l’offrent.
| Taille | Volume | Surface au sol | Remarque pour les boues de balayage |
|---|---|---|---|
| L En savoir plus | 0,5 m³ | 0,90 × 0,80 m | À forte densité, la taille la plus praticable, car pleinement utilisable |
| XL En savoir plus | 0,8 m³ | 1,00 × 1,00 m | Pertinent lorsque la hauteur est limitée à 0,80 m |
| XXL En savoir plus | 1,25 m³ | 1,00 × 1,00 m | Uniquement en 900 kg et avec hauteur de remplissage contrôlée |
Sur une boue de balayage lourde, il peut être plus économique d’utiliser pleinement deux sacs L que de remplir un XXL à moitié. La comparaison vaut la peine dès que vous connaissez le poids de votre lot type.
Filtrat et élimination
L’eau qui sort contient ce qui vient de la route : sels dissous du service hivernal, abrasion de pneus et de freins, hydrocarbures issus d’égouttures, le cas échéant des métaux lourds. Elle n’est pas automatiquement apte au rejet.
La suite à donner au filtrat et le déroulement de l’élimination après déshydratation dépendent des prescriptions applicables et de l’analytique du matériau concerné. La question du coût, elle aussi, ne se répond qu’avec vos propres chiffres : masse par lot, prix d’élimination à la tonne et fréquence. La déshydratation agit sur la première de ces trois grandeurs, pas sur les deux autres. Le reste relève du détenteur du déchet et de son prestataire. Nous livrons le média filtrant et conseillons sur le dimensionnement technique, pas sur l’évaluation réglementaire.
Questions fréquentes sur la déshydratation des boues de balayage
Puis-je remplir le sac avec des résidus secs ?
C’est techniquement possible, mais sans intérêt. Sans part d’eau, il n’y a rien à déshydrater. Pour un matériau sec, la benne ou le conteneur sont le bon choix. Le fonctionnement de la déshydratation en sac est expliqué dans le guide de process En savoir plus.
Les éclats de verre et les pièces métalliques endommagent-ils le sac ?
Le géotextile de 200 g/m² et 2,0 millimètres d’épaisseur est robuste, mais il n’est pas résistant à la coupe. Là où un matériau à arêtes vives est à prévoir, une séparation en amont est judicieuse.
WINKLER propose-t-il l’élimination ?
Non. Nous sommes fabricant de solutions filtrantes textiles. L’enlèvement, la valorisation et l’élimination relèvent de votre prestataire.
Comment gérer les feuilles ?
Les feuilles retiennent beaucoup d’eau et la restituent lentement. À forte proportion de feuilles, la déshydratation dure plus longtemps. Un séparateur d’éléments grossiers en amont réduit le problème et améliore en même temps la manipulation.
Où placer les sacs ?
Sur une surface stabilisée avec collecte du filtrat, accessible à l’appareil de levage et si possible couverte. L’eau de pluie qui tombe dans un sac ouvert travaille contre vous. Pour toute question de dimensionnement, contactez-nous En savoir plus.




